LA TRANSMISSION DES MAÎTRES

Dans le Vajrayana, le rôle des maîtres est fondamental. L'enseignement du Bouddha a été transmis jusqu'à nos jours par une succession de maîtres qui l'ont pratiqué et réalisé.

Qu'est-ce qu'un Maître ?

Le maître est semblable à un grand navire permettant aux êtres de traverser l'océan périlleux de l'existence, un capitaine infaillible qui les guide jusqu'à la terre ferme de la libération, une pluie qui éteint le feu des passions, un soleil et une lune resplendissants qui dispersent les ténèbres de l'ignorance, un sol ferme qui peut porter le poids du mal comme du bien, un arbre qui exauce tous les souhaits dispensant à la fois bonheur temporel et félicité ultime, un trésor d'instructions vastes et profondes, un joyau qui exauce tous les souhaits octroyant toutes les qualités de la réalisation, un père et une mère donnant avec équanimité leur amour à tous les êtres sensibles, un immense fleuve de compassion, une montagne s'élevant au-dessus des soucis de ce monde, inébranlable au milieu des bourrasques des émotions, un énorme nuage lourd de pluie pour apaiser les tourments des passions.

« En bref, il est l'égal de tous les bouddhas. Etablir un lien quelconque avec lui - que ce soit en le voyant, en entendant sa voix, en nous souvenant de lui, ou au contact de sa main - nous mènera vers la libération. Avoir pleine confiance en lui est le moyen le plus sûr de progresser vers l'éveil. La chaleur de sa sagesse et de sa compassion fera fondre le minerai de notre être pour libérer au-dedans de nous l'or de notre nature de bouddha. »
DILGO KHYENTSÉ RINPOCHÉ.

 

Dans la lignée Karma Kagyu, ce sont principalement les Karmapa et les Shamarpa qui assurent l'authenticité et la continuité de la lignée, apparaissant alternativement comme maître et disciple. Actuellement, le XVIIe Karmapa se nomme TRINLEY THAYE DORDJE et succède à cette lignée parfaitement pure.

 

Sa Sainteté le XVIe Karmapa Rangjung Rigpe Dorjé

Rangjung Rigpe Dorjé est né à Denkhok dans le Kham Tibet oriental) le août 1924 dans la famille Atoub. L’abbé du monastère de Dzogchen Nyingmapa, avait prédit la naissance d'un grand bodhisattva à la future mère alors qu'elle était enceinte. Sur son conseil, elle s'installa dans une grotte où avait médité Padmasambhava, en attendant la naissance. 
A sa venue au monde, l'enfant fut reconnu comme étant le nouveau Karmapa. Les détails de la naissance correspondaient aux indications mentionnées dans la lettre de prédiction confiée par le 15e Karmapa à son assistant. L'enfant fut amené au monastère de Palpung où il reçut sa première ordination et prit les vœux de bodhisattva. L'enfant avait 8 ans et résidait toujours au royaume de Dergé lorsqu'il reçut la Coiffe Vajra et les robes de cérémonies du Karmapa, qui lui furent apportées du monastère de Tsourphou. C'est là qu'il fut intronisé comme 16e Karmapa.
En mars 1959, le 16e Karmapa accompagné de 160 personnes, dont de nombreux moines, des tulkous et des laïcs, transportant des objets de culte, dont la Coiffe noire, quitta le Tibet pour le Bhoutan.
En 1974, il a demandé à Lama Guendun Rinpoché (qui a fondé en Dordogne Dagpo Kagyu Ling), et quelques autres Lamas (dont Lama Toeunsong qui a fondé Karma Migyur Ling en Isère) de venir en France. Il a accompli trois tournées de par le monde. Le troisième voyage l'a plus particulièrement amené à se rendre en Amérique et en Asie du Sud-est. Il a ainsi établi des centres du Dharma et des monastères un peu partout, en vue de protéger, préserver et répandre l'enseignement du Bouddha.
Le 16e Karmapa a été hospitalisé en raison d'un cancer de l'estomac et d'une tuberculose. Il est mort le 5 novembre 1981 aux États-Unis. Le médecin qui s’est occupé de lui fit un compte rendu des événements médicaux survenus lors de sa mort. Le matin de ce jour, 1 heure après un arrêt cardiaque, sa tension remonta à 14/8 et son pouls repartit à 80, un événement que le médecin considéra comme le plus miraculeux qu'il ait vu et laissant le sentiment au personnel médical que la force de sa conscience était revenue faire tout redémarrer. Après sa mort, il demeura 3 jours en état de méditation (tukdam) sur son lit. Le chirurgien de l'hôpital mentionna que 36 heures après le décès, la région du cœur du Karmapa était encore chaud.
Il fût incinéré à Rumtek, au Sikkim.
Kalou Rinpoché, grand Rinpotché de la lignée, lors de sa visite à Dhagpo Kagyu Ling en novembre 1984, déclara que le 16e Karmapa avait prédit que l'activité de sa 17e incarnation serait encore plus grande que celle de la précédente.

 

Sa Sainteté le XVIIe Karmapa Trinley Thayé Dordjé

Trinlay Thayé Dordjé, est né au Tibet dans l'année du cochon, le 6 mai 1983. C'est le XIVème Kunzig Shamarpa, le second plus haut lama de la lignée Karma Kagyu, qui a identifié le Karmapa au moyen d'un processus spirituel véhiculé depuis des siècles. Il le reconnaît officiellement comme le XVIIème Gyalwa Karmapa en 1994.

En novembre 1996, il entre dans la Sangha en recevant les voeux de refuge de Bouddha. On lui donna le nom de Trinlay Thayé Dordjé : "L'Activité du Bouddha sans limite et indestructible".

En novembre 1999, le Gyalwa Karmapa accepte l'invitation de plusieurs centres bouddhistes à Taiwan, à Singapour et en Malaisie; des dizaines de milliers de personnes se déplacent pour le voir. En janvier 2000, il se rend en Europe, notamment en Allemagne, en France et en Autriche. En février 2000, il se retire à Dagpo Kundreul Ling, en France. Il y reçoit de nombreuses transmissions de Khenpo Tcheudrak Sempel, de son professeur Sempa Dordjé, et de Chobgye Trinchen Rinpoché, grand érudit de la tradition Sakyapa. Ce dernier lui conféra l'ordination monastique le 7 avril 2000.

Shérab Gyaltsen Rinpotché

Lama hautement respecté de la lignée Kagyu, est un « Maniwa », titre accordé aux maîtres de la pratique de Regard Aimant ayant accumulé au moins un milliard de mantras OM MANI PÉMÉ HOUNG. Rinpotché fut ordonné moine au monastère de Roumtek par le 16e Gyalwa Karmapa Rangdjoung Rigpé Dordjé. Élève particulièrement doué, il maîtrise tous les aspects des études bouddhistes traditionnelles.

Parmi ses nombreuses activités, Rinpotché dirige un centre de retraite de trois ans à Pharping, il a construit un monastère de 100 nonnes à l’ouest de Katmandou et un monastère de moines à l’est de la capitale inauguré récemment. Plusieurs fois par an, Rinpotché guide des milliers de pratiquants dans les pratiques de Nyougné (méditation jeûnée) et de Regard Aimant à son monastère Nyéshang, situé à Swayambhou près de Kathmandu. Le style d’enseignement de Rinpotché est profond, direct et accessible. Ses enseignements, agrémentés de conseils pratiques, d’histoires et d’un humour chaleureux, laissent  une impression durable à tous ceux qui ont la chance de les entendre.

Le vénérable Maniwa Shérab Gyaltsen est le maitre de Lama Kunzang.

Le Vénérable Lama Kunzang NamgyalLe Vénérable Lama Kunzang Namgyal

Il est né dans une famille de yogis Tibétains (il est le fils du Vénérable Lama Chundup) et entra très jeune au monastère Nyingmapa de Dehra Dun en Inde à l'âge de 6 ans où il a étudié jusqu'en 1986, année où il est venu en France. Depuis cette année là, il a vécu à Quétigny près de Dijon dans une famille française. Il a fréquenté plusieurs années le collège de cette même ville avant d'étudier à Karma Migyur Ling, congrégation de Montchardon avec le vénérable Lama Teunsong, son oncle maternel.

Il a accompli la traditionnelle retraite de 3 ans à Parping au Népal dans le monastère de Shamar Rinpotché, sous la direction du vénérable Shérab Gyaltsen Rinpotché, son maître. À la fin de celle-ci, il est revenu à Dijon dans l'intention de créer un centre d'études bouddhistes pour transmettre la richesse de cette culture et se mettre au service de tous ceux qui désirent prendre le chemin de l'Éveil.Il enseigne en français.

Lama Kunsang Namgyal est l'âme créatrice de KARMA DEDJUNG LING.